Un poème cliché sur le vif

Quand le ciel et la mer s’unissent dans les cieux, ils nous rappellent l’immensité et la profondeur de l’harmonie.

Ils nous rapportent à l’essentiel, à la nécessité de se taire pour observer.

Ils nous enseignent qu’une contemplation peut devenir une méditation.

Ils nous entraînent dans le moment présent parce que cette grandiosité est une synchronicité parfaite des éléments: lumière, noirceur, angle, reflet et ouverture.

Elle n’est pas éternelle.

Comme nous.

Comme nos enfants.

Comme l’équilibre.

Soyez bons, dans l’instant présent. Offrez le meilleur de vous-même à chaque instant. Soyez cette perfection immortalisée dans la poésie de ce cliché.

L’océan a pris d’assaut le ciel.

Nous sommes des poussières dans l’univers; aussi bien virevolter dans la lumière pour s’émerveiller devant combien la magie opère pour l’enfant en nous.

La vie, ses poèmes silencieux et ses saisons

Il est de ce monde, des scènes tellement émouvantes que les mots échouent à décrire. Une étoile scintillante, la constellation d’Orion, un mouvement d’entraide, un ruisseau lumineux, le rire haut-perché d’une vieille qu’on affectionne, le gros-colleux du petit dernier, la bouffe de grand-maman, un souper de famille, notre potager en pleine croissance, nos enfants qui nous épatent.

La vie se livre à nous a petits pas, sans flafla. Elle est vraie, elle se compose de tout ce qu’on aime, tout ce qu’on attend, tout ce qui nous rend vulnérable. Elle est merveilleuse et magique. Elle est douce et rude à la fois. Elle est roses et marguerites, pivoines et muguet.

Elle se livre à nous comme on lit notre roman préféré, comme on dévore une série qu’on découvre, comme on embrasse un amant. Tranquillement, avec force et passion, comme un bon feu qui crépite. Elle est délicieuse et sait se faire attendre. Elle est audacieuse et retrousse les filtres un à la fois. Elle devient coquine quand on espère, quand on fume de l’intérieur, quand un mot nous chavire, quand des yeux nous appellent.

Elle est de terre lorsqu’on nous rappelle au cycle et à l’ordre des choses. Lorsque notre hiver est arrivé porté par l’immaculé et qu’il s’allonge sur nos flancs savants, dans notre dernier lit blanc. Il nous rejoint telle la douce neige qui tombe ou tel un blizard qui s’abat par surprise.

Elle est d’air et de lumière lorsqu’on lâche-prise sur notre quotidien terrestre et tout ce qui nous afflige. Comme à l’automne, elle vente sur notre vie pour débarrasser ce qui doit, remettre du mouvement dans nos cheveux et faire frémir cette peau délicate et mortelle qui nous recouvre.

Dans le rêve, on s’en détourne pour embrasser le céleste et danser avec le soleil d’autres galaxies. Mais on y revient toujours car elle est chez soi.

LA MÉTAMORPHOSE

J’ai brûlé mon bâillon

Avec lui mes vêtements noirs

J’ai remis des rubans dans mes cheveux et du vent sur mon visage

Il a chassé mes nuages

J’ai mis de l’ordre et j’ai fait mon lit

Je suis partie redresser l’horizon

Un peu à tâtons

Et, d’une caresse de la main, j’ai calmé la mer

J’ai repeint ma chambre en pétales de fleurs

Afin de m’envelopper de douceur, de couleur et de féminité

Et parce que leurs rires m’avaient manqué

J’ai fait mon lit sur une plage

J’ai bu du soleil et du sel sur ma peau

J’ai fredonné la lune et le ressac, jusqu’à plus soif

J’ai pris quelques crins de cheval pour nouer ensemble les barreaux de ma cage et en faire une échelle de corde

Et monter jusqu’à moi

Je me suis regardée et j’ai souri

Je me suis bercée et j’ai compris

Je me suis réconciliée

Et j’ai continué ma vie

Poème d’une jeune ado amoureuse

J’avoue, je trompe ce blogue avec un autre blogue auquel je suis fidèle depuis plus de deux ans.

Je teste votre amour en vous mettant le lien vers mon plus récent post, un poème de ma jeunesse que j’ai repris pour replonger dans ce qui m’a forgée en ce que je suis devenue aujourd’hui.

Je  me sens vulnérable en partageant mon romantisme de l’époque et, comme c’est quelque chose que je veux travailler, voilà.

Cliquez ICI pour le poème.

Premiers amours, premières fois, premières leçons. 🙂

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